Présentation

Depuis fin 2014, l’enseignement supérieur et la recherche en Nouvelle-Calédonie sont structurés autour du Consortium pour la recherche, l'enseignement supérieur et l'innovation en Nouvelle-Calédonie (CRESICA). À travers ce dernier, les activités de recherche et d'innovation des établissements d'enseignement supérieur et des organismes de recherche locaux et nationaux sont largement coordonnées dans une logique d’optimisation et de mutualisation des moyens et équipements.
Ses neufs membres comprennent : le BRGM, le CHT, le Cirad, le CNRS, l’IAC, l’Ifremer, l’IPNC, l’IRD et l’UNC.

Le CRESICA : aboutissement d’une réflexion collective

L'accord cadre de ce partenariat a été officiellement signé le 25 septembre 2014 à Paris. L’aboutissement d’une réflexion collective a débouché sur l’affirmation d’une volonté commune de mieux coordonner les activités menées en Nouvelle-Calédonie en recherchant les pistes de synergie et de mutualisation des moyens liant étroitement formation-recherche-innovation et transfert. Ainsi, la volonté manifestée par l’État, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et les collectivités provinciales en charge du développement se conjugue à celle des principales institutions académiques. Le constat d’émiettement par champ thématique des différentes forces institutionnelles de recherche présentes en Nouvelle-Calédonie plaide, en effet, en faveur :

  • d’une coopération entre établissements de façon à favoriser la co-construction de projets d’envergure par l’optimisation de l’usage des forces scientifiques ;
  • d’un gain collectif ;
  • de la nécessité d’une identité visible et reconnue localement et à l’international qui permettra un changement d’échelle et un élargissement du périmètre d’influence.

C’est pourquoi, les établissements de recherche et d’enseignement supérieur présents en Nouvelle-Calédonie se sont rassemblés pour créer le CRESICA qui a vocation à construire des liens forts entre eux, dans le cadre d’un partenariat étroit avec l’Etat, la Nouvelle-Calédonie et ses trois provinces. La création du présent consortium s’inscrit dans les orientations de la Loi du 22 juillet 2013 : « Sur un territoire donné, qui peut être académique, ou inter-académique, sur la base d’un projet partagé, les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche s’engagent à coordonner leurs offres de formation et leur stratégie de recherche et de transfert. ».

Le comité de site est composé de 14 membres :

  • le directeur général du BRGM ou son représentant ;
  • le président du CHT ou son représentant ;
  • le président du Cirad ou son représentant ;
  • le président du CNRS ou son représentant
  • le président de l’IAC ou son représentant ;
  • le président directeur général de l’Ifremer ou son représentant ;
  • le directeur général de l’IPNC ou son représentant ;
  • le président de l’IRD ou son représentant ;
  • le président de l’UNC ou son représentant ;
  • le chargé de mission pour la Recherche et la Technologie en Nouvelle-Calédonie ;
  • le membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche ou son représentant ;
  • les présidents des trois provinces de Nouvelle-Calédonie ou leurs représentants.

En 2014, ont été élus respectivement président et vice-présidents du comité de site : G. Lagadec, président de l’UNC, E. Hnawia, représentant de IRD, L. L’Huillier, directeur général de l’IAC.

Le comité de site est compétent sur divers domaines, notamment il :

  • coordonne la politique scientifique du consortium ;
  • veille à la cohérence du projet partagé du consortium avec les stratégies nationales et territoriale ;
  • finalise et porte le projet partagé du consortium ; il est l’interlocuteur du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche sur ce projet ;
  • émet un avis sur les demandes des organismes souhaitant rejoindre le consortium constitué ;
  • reçoit les propositions des membres pour la constitution des comités thématiques et techniques et établit la liste des rapporteurs proposés en leur sein ;
  • valide avant signature les conventions spécifiques conclues à titre onéreux entre les membres du consortium pour la mise en œuvre des projets en commun sous l’égide du CRESICA, émettent un avis sur le budget prévisionnel des dites conventions et examinent les comptes rendus financiers ;
  • adopte un règlement intérieur qui détermine les règles de fonctionnement du comité de site.

Une cellule d’animation et d’ingénierie de projets de recherche a été mise en place mi-2018.

Elle apporte un appui à la maîtrise d’œuvre de projets afin de faciliter la coordination des programmes scientifiques. Plus précisément, deux ingénieurs d’études sont mobilisés auprès des chercheurs du programme « Au fil de l’eau » afin de les aider dans leurs actions terrain. La cellule assure également la prospection pour de nouveaux projets collaboratifs ou l’appui aux chercheurs dans la dimension inter-organismes des réponses aux appels à projets.