« L’eau c’est le lien »

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Un article sur l’évolution de la gestion des réseaux d’eau en tribu kanak est paru en décembre dernier dans la revue scientifique Développement durable et territoires Économie, géographie, politique, droit, sociologie.

Caroline Lejars, chercheuse en sciences de gestion ; Séverine Bouard, chercheuse en géographie et agronome à l'Institut agronomique néocalédonien (IAC) ; Catherine Sabinot, ethnoécologue et anthropologue spécialiste des sociétés côtières et insulaires ; et Charline Nékiriaï, sociologue, ont publié un article intitulé : « Quand « l’eau, c’est le lien » : suivre l’évolution des réseaux d’eau pour éclairer les pratiques et les transformations sociales dans les tribus kanak ».

Résumé de l’article :
En Nouvelle-Calédonie, dans le monde kanak, « l’eau, c’est le lien » ; le lien entre le ciel et la terre, entre la montagne et la mer, mais aussi entre les hommes et entre les clans. Cet article s’attache à montrer comment l’évolution de la gestion des réseaux d’eau, depuis les canaux à ciel ouvert qui irriguaient les tarodières jusqu’aux réseaux enterrés d’eau potable, a modelé et modèle encore aujourd’hui les usages de l’eau en tribu, et comment ces changements modifient les liens entre les hommes et, in fine, l’organisation sociale des tribus. Dans le contexte particulier de décolonisation négociée propre à la Nouvelle-Calédonie, se focaliser sur l’évolution des changements techniques autour de l’accès et des usages de l’eau en tribu éclaire l’impact de la colonisation puis du développement minier sur la gestion de la ressource et l’organisation coutumière.